Lorsque nous présentions le compte à rebours d’Artemis II (en anglais), quatre astronautes attendaient encore leur départ. Ils sont désormais dans l’espace. La prochaine grande étape est un allumage du moteur prévu pour les envoyer vers la Lune.
L’annonce du lancement publiée par la NASA le 1er avril confirme que SLS a décollé du centre spatial Kennedy à 18 h 35 EDT. À bord d’Orion se trouvent Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et l’astronaute canadien Jeremy Hansen. Leur vaisseau s’appelle Integrity.
C’est le début d’un voyage prévu d’environ dix jours autour de la Lune et retour. Le « retour » compte. Ils quittent l’orbite terrestre, pas la Terre pour toujours.
D’abord, vérifier le vaisseau
La mission commence par un séjour en orbite terrestre pour évaluer Orion avant de s’engager sur la portion lunaire. La NASA décrit des essais des systèmes du vaisseau et du pilotage manuel, l’équipage et les contrôleurs au sol passant en revue les capacités du véhicule.
C’est un vol d’essai habité. Un lancement réussi est une étape majeure, mais il ne certifie pas automatiquement tout ce qui suit. Le support-vie, la navigation et l’interface entre humains et machines doivent fonctionner ensemble tout au long du voyage.
La partie spectaculaire, c’est une fusée qui s’élève dans le ciel. Une grande partie du travail utile consiste à vérifier qu’un système se comporte comme ses concepteurs l’avaient prévu. L’exploration spatiale comporte nettement plus de listes de vérification que ne le suggère un montage de cinéma.
La poussée de ce soir reste à venir
Le point de la NASA du matin du 2 avril indique qu’Orion a effectué une manœuvre de relèvement du périgée et donne 19 h 49 EDT comme horaire prévu pour l’injection translunaire, sous réserve de l’approbation de la direction de mission.
C’est la perspective de cet article : la manœuvre de départ est programmée, elle n’est pas encore un succès acquis. Elle devrait durer environ six minutes et placer le vaisseau sur sa trajectoire autour de la Lune.
Une trajectoire de retour libre utilise la gravité de la Terre et de la Lune pour dessiner la route du retour vers la Terre. C’est un atout précieux du plan, pas une garantie que toute défaillance possible du matériel devienne sans danger. La survie de l’équipage, la navigation, les corrections de trajectoire et la rentrée dépendent toujours de systèmes fonctionnels et d’opérations rigoureuses.
Autrement dit, la physique aide. Elle ne prend pas les commandes du centre de contrôle, les pieds sur le bureau, en promettant de tout gérer.
Une mascotte lunaire a rejoint l’équipage
Un passager plus petit mérite d’être mentionné. À l’arrivée de l’équipage en Floride le 27 mars, la NASA a présenté « Rise », l’indicateur d’apesanteur conçu par Lucas Ye, de Mountain View, en Californie.
Une mascotte qui flotte offre une manière merveilleusement simple de montrer l’apesanteur. Elle fait aussi une place à l’imagination d’un enfant dans une mission décrite, par ailleurs, à coups de moteurs, de trajectoires et d’acronymes.
Ce contraste a quelque chose de délicieux. Un immense effort d’ingénierie peut tout de même emporter un petit objet dont le rôle consiste en partie à faire sourire. La Lune ne nous oblige pas à abandonner tous les plaisirs humains ordinaires.
Un survol, puis une prochaine étape différente
Le programme de lancement place le survol lunaire au lundi 6 avril. L’équipage observera et photographiera la surface avant de revenir vers un amerrissage dans le Pacifique. Personne ne se posera sur la Lune pendant Artemis II.
Les noms des futures missions doivent eux aussi correspondre au plan déjà annoncé. Le programme présenté par la NASA le 24 mars attribue à Artemis III un essai de systèmes en orbite terrestre en 2027, avant un alunissage d’Artemis IV. Il indique aussi que Gateway est mis en pause sous sa forme actuelle, l’agence réorientant ses priorités vers les infrastructures de surface.
Ce sont des projets, pas des infrastructures achevées ni des dates garanties. Ils montrent pourquoi il est trompeur de décrire ce vol comme le prélude immédiat à un alunissage d’Artemis III en 2027.
L’attente fait partie de l’histoire
Plus d’un demi-siècle s’est écoulé depuis qu’Apollo 17 a emmené des humains sur la Lune. Cela donne à ce départ une dimension qui dépasse une simple ligne du calendrier des lancements. Le fait qu’Artemis II soit un essai n’en diminue pas l’importance ; cet essai est précisément ce dont les prochains équipages ont besoin.
Pour l’instant, quatre astronautes accomplissent le travail qui précède le prochain moment spectaculaire. Nous pouvons espérer une manœuvre réussie sans prétendre que le résultat est déjà connu.
En avant, Integrity. Emporte les listes de vérification.
Traduction française de l’article original en anglais du 2026-04-02. Traduction réalisée avec l’aide de l’IA le 2026-11-02 ; les références temporelles restent celles de l’original.




